Portrait pro #11 – Anastasia

Portrait pro #11 – Anastasia


Pourrais-tu décrire rapidement ton poste ?

Je suis responsable de la publication de livres dans un groupe de presse spécialisé en aménagement intérieur et extérieur. À ce titre, je conçois des collections et des publications uniques (beaux livres premium ou catalogues hors-série) sur des thématiques liées au design et à l’architecture. Étant seule en interne (je travaille bien entendu avec de nombreux prestataires extérieurs) à gérer ces éditions, j’assume à la fois les missions de conception et de réalisation, et suis donc l’interlocutrice de tous les intervenants de la chaîne. Il arrive également que j’écrive ou co-écrive certains livres dont j’ai la charge.

Quel est ton parcours (universitaire et professionnel) ?

Je n’ai pas été formée à l’édition, mais ai appris sur le terrain. Je suis en effet diplômée de Sciences Po Paris, master Affaires Publiques, filière Culture, et me destinais initialement à travailler dans l’univers des musées. Mais un stage au service Éditions du musée du Louvre m’a ouvert la voie. J’ai par la suite effectué un stage aux éditions de Beaux Arts Magazine, avant d’exercer en freelance pendant deux ans, en tant que journaliste culture et coordinatrice éditoriale. J’ai ensuite pris la rédaction en chef d’un magazine dédié aux métiers d’art, et ai lancé l’activité d’édition de livres du syndicat éditeur.

Ce que tu préfères dans ton métier et ce que tu aimes le moins ?

Ce qui me plaît : partir de zéro et voir l’objet se construire peu à peu, jusqu’à donner naissance au « bébé ». La conception me stimule, la réalisation m’enthousiasme, la réception de l’objet imprimé me satisfait. Ce que je préfère : voir les premières planches de maquette. Ce que j’aime le moins : la 346e relecture.

Des idées préconçues que tu avais par rapport au monde de l’édition et qui se sont révélées fausses ?

Je n’avais pas d’idées préconçues car je n’avais, en réalité, pas d’idée du tout de ce qu’était le monde de l’édition avant de le découvrir en stage. Ce à quoi je ne m’attendais vraiment pas (et qui contribue tous les jours à me faire aimer mon métier), c’était à jouer un rôle de chef d’orchestre touche-à-tout.

Des conseils pour ceux qui cherchent à travailler dans le monde du livre ?

Frappez à toutes les portes, rencontrez des gens, faites-les parler de leur métier et de leur poste !

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