Portrait pro #15 Mélissa, chargée de communication

Portrait pro #15 Mélissa, chargée de communication


Pourrais-tu décrire rapidement ton poste?

   Je suis chargée de communication interne et externe aux éditions Cambourakis. Je m’occupe des relations avec la presse et les libraires mais aussi des salons et des réseaux sociaux des éditions Cambourakis qui proposent des ouvrages de littérature, de la jeunesse, et de la BD mais aussi des essais de sciences humaines avec une collection féministe militante.

Quel est ton parcours (universitaire et professionnel) ?

   J’ai fait une licence de lettres et un master de communication à la Sorbonne. J’hésitais entre le journalisme et l’édition et puis mon stage chez Flammarion au département « savoir » a été une révélation : c’est l’édition qui me plaisait ! Je suis ensuite partie quelques temps à New York où j’ai travaillé dans le e-marketing puis je suis revenue en France compléter ma formation par un Master 2 Pro Communication du savoir, technologie de la connaissance et management de l’information à Paris-I. Depuis, j’ai travaillé aux éditions du Chêne puis chez l’Harmattan en tant que chargée de communication avant de rejoindre les éditions Cambourakis.

Ce que tu préfères dans ton métier et que tu aimes le moins ?

   J’aime travailler dans une petite maison d’édition comme les éditions Cambourakis. Jusqu’ici j’avais travaillé dans des maisons avec une production très importante ; chez l’Harmattan, qui est un peu un cas extrême, on peut publier jusqu’à 250 livres en 7 mois, ce qui m’a beaucoup intéressée mais montre un peu les limites de mon métier d’attachée de presse! A contrario aux éditions Cambourakis, j’ai plus de temps pour défendre les livres qui me plaisent auprès des libraires, comme Bâtir aussi de l’Atelier de l’Antémonde, un album en écriture inclusive qui me tient particulièrement à cœur. Ce que j’aime aussi c’est qu’on est une petite équipe très sympa et que du coup mon travail y est vraiment valorisé, d’autant qu’il y a une vraie diversité des tâches, on touche un peu à tout !

   Pour l’aspect moins positif, je dirais que le souci dans mon métier c’est que l’attention des médias et des libraires est plus difficile à capter par des petits éditeurs car on propose parfois des ouvrages très pointus, intéressants mais qui ne colleront pas aux tendances du moment comme la littérature légère, positive. Ce n’est pas toujours facile de défendre une production face à des groupes qui s’inscrivent sur tous les segments éditoriaux avec des moyens bien plus importants que nous autres, petits éditeurs.

Des conseils pour ceux qui cherchent à travailler dans le monde du livre ?

   Savoir se vendre ! Ce n’est pas un gros mot : nous sommes beaucoup à vouloir travailler dans ce milieu, avec le même type de profil. Sachez vous différencier… et vous imposer ! Il ne faut pas avoir peur de mettre en avant sa valeur et il faut avoir confiance en ses compétences. Même si c’est un milieu assez fermé, il ne faut pas perdre espoir de trouver un poste qui vous intéresse !

  Autre conseil très important : foncez … en particulier si vous êtes une fille ! Malheureusement, quand vous approchez de la trentaine, il y a encore des RH qui vous demandent en entretien d’embauche si vous comptez avoir des enfants (ce qu’ils n’ont pas le droit de faire d’ailleurs !). C’est donc important de s’imposer très jeune et de se donner à fond pour ne pas être à la merci de genre de pratique. Si vous avez une envie, ne vous dites pas que vous essayerez plus tard, lancez-vous maintenant !

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