Portrait pro #3 – L’équipe SJE : Domitille

Portrait pro #3 – L’équipe SJE : Domitille


Pourrais-tu décrire rapidement ton poste ?
Je travaille en freelance tant en éditorial qu’en diffusion, relations libraires ou communication, il est donc difficile de parler de poste ! Pour résumer, j’ai créé un collectif d’indépendants et nous proposons ensemble nos services aux éditeurs (et parfois aux particuliers), de la lecture du manuscrit aux relations libraires. En y réfléchissant, j’ai donc une casquette supplémentaire, car je m’occupe de la gestion du collectif, de mobiliser ses membres et de faire évoluer les choses.

Quel est ton parcours (universitaire et professionnel) ?
J’ai un parcours assez classique je pense : j’ai fait une année de lettres modernes avant de bifurquer vers un DUT métiers du livre option édition, puis une licence métiers du livre, et un master ingénierie éditoriale et communication pour avoir une corde supplémentaire à mon arc. Après le master j’ai directement lancé mon auto entreprise et six mois après, le collectif.

Ce que tu préfères dans ton métier et ce que tu aimes le moins ?
Je crois que le plus agréable, c’est le fait de travailler pour des éditeurs différents, je croise du coup pas mal de monde, c’est très enrichissant. Autre chose de très sympa, c’est les liens qui se créent avec les libraires ! J’en vois beaucoup, donc certains deviennent des amis. Il faut avouer que ça a un effet pervers : même quand je vais voir un libraire pour le travail, je lui achète des livres, à ce rythme-là, ma bibliothèque va craquer !
 Ce que j’aime le moins peut-être, parler d’argent avec mes clients ! mais en même temps, c’est un passage obligé.

Des idées préconçues que tu avais par rapport au monde de l’édition et qui se sont avérées complètement fausses ?
Pas vraiment. Cependant, ce que beaucoup de personnes ne s’imaginent pas – surtout dans celles qui veulent faire de l’éditorial –, c’est qu’il y a derrière chaque livre une réalité commerciale forte et qu’on ne peut pas la mettre de côté et faire des livres « pour la gloire », l’édition c’est une activité commerciale, avec une cible qu’il faut atteindre, des relais d’influences qu’il faut charmer. Lors de la lecture d’un manuscrit ou la réflexion autour d’un projet, il faut se demander si l’ouvrage correspond à la ligne éditoriale de la maison d’édition, mais aussi s’il pourra se vendre. Le but n’est pas de publier uniquement des best-sellers par contre, c’est pour cela qu’on utilise le principe de la péréquation : un livre qui se vend bien permettra de supporter un livre auquel on croit mais qui est plus risqué commercialement.

Des conseils pour ceux qui cherchent à travailler dans le monde du livre ?
Commencez à faire votre réseau avant la fin de vos études, allez en librairies, aux salons, soyez curieux, et entretenez votre réseau ! C’est ça qui, en plus de vos stages, vous aidera à trouver un poste (ou des missions).

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