Portrait pro #8 – L’équipe SJE : Bérénice

Portrait pro #8 – L’équipe SJE : Bérénice


Pourrais-tu décrire rapidement ton poste ?

Mon temps est partagé entre mon activité free-lance d’assistante éditoriale spécialisée dans le domaine des beaux livres, ma recherche en tant qu’étudiante-chercheure à l’École des Beaux-arts de Lyon, mes interventions comme enseignante vacataire en Master II – édition d’art & livre d’artiste à Saint-Étienne et enfin, ma production artistique. Le concept de « poste » n’est pas vraiment parlant dans mon cas et quel bonheur ! Concernant mon travail d’édition, j’accompagne les artistes, designers et architectes dans la confection de catalogues d’exposition, de monographies et de livres d’artiste. Je travaille avec eux, depuis le choix des auteurs jusqu’au suivi de fabrication, en passant par l’iconographie, la recherche de financement et la relation avec les différents collaborateurs extérieurs tels que le traducteur, le graphiste, etc.

Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par étudier le design à Saint-Étienne, puis je me suis tournée vers les arts plastiques. J’ai suivi cinq années d’études à l’École des beaux-arts de Montpellier où j’ai commencé très tôt à côtoyer des artistes reconnus et où j’ai été sensibilisée aux techniques de production du livre (impression, reliure, etc.). J’ai ensuite choisi de compléter ma formation en suivant les cours du Master II — édition d’art & livre d’artiste de l’Université Jean Monnet. Après avoir effectué un premier stage au Centre national des arts plastiques (CNAP) à Paris, au service d’aide à l’édition imprimée et numérique, je suis entrée dans le monde du travail de manière assez directe en travaillant dans des ateliers d’artistes et de designers. Aujourd’hui, je travaille toujours avec eux, suivant leurs actualités, mais je me suis également ouverte au milieu de la presse. Je travaille notamment, depuis le mois de janvier, à la coordination éditoriale du magazine de design Intramuros.

Ce que tu préfères dans ton métier et ce que tu aimes le moins ?

Le fait d’exercer la profession d’éditrice de manière indépendante a été une décision mûrement réfléchie, pour ma part, et c’est ce qui fait ma plus grande fierté. J’aime pouvoir organiser mon temps afin de développer ma pratique en parallèle et de rester dans l’effervescence de la création artistique ! Ce que j’aime aussi, c’est pouvoir travailler tout en me questionnant sur l’avenir de ce que je suis en train de faire, en côtoyant des personnes qui pensent une écologie de la chaîne éditoriale par exemple. Mon travail me fait également découvrir des artistes pour qui je n’aurai pas forcément offert mes services de manière spontanée. Je fais de très belles rencontres ! Enfin, enseigner me permet aussi de rester en contact avec le désir des générations plus jeunes. Ce que j’aime le moins, c’est négocier mes honoraires avec mes clients. Mais la plupart du temps ça se passe très bien !

Des idées préconçues que tu avais par rapport au monde de l’édition et qui se sont avérées être complètement fausses ?

Non, je ne me souviens pas en avoir eu. Comme l’idée de devenir éditrice m’est venue de manière graduelle — je crois qu’on peut même dire non conventionnelle — je n’avais pas réellement une idée précise de ce qu’était (ou plutôt « qui était ») le monde de l’édition d’art avant de faire mon stage au CNAP.

Des conseils pour ceux qui cherchent à travailler dans le monde du livre ?

Saisir absolument toutes les occasions rémunérées ou non.

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