Portrait pro #9 – Arthur

Portrait pro #9 – Arthur


Pourrais-tu décrire rapidement ton poste ?
Je suis chargé de droits chez Grasset. Je m’occupe des droits dits « secondaires », ce qui englobe les cessions vers le format poche, les grands caractères (à destination des malvoyants), club, audio, anthologie, BD, etc. Je m’occupe aussi des adaptations pour le théâtre et j’assiste la directrice du service sur les droits audiovisuels. Et pour finir, je m’occupe des droits étrangers pour les pays de langue arabe, la Hongrie et la Bulgarie.

Quel est ton parcours (universitaire et professionnel) ?
Un parcours chaotique sous le signe de l’hésitation. Prépa littéraire suivie d’une licence en droit et sciences politiques, brillamment évacuée par un master en philosophie politique à l’EHESS puis un master d’édition internationale à la City University à Londres. 7 ans et pas un seul regret mamène.

Ce que tu préfères dans ton métier et ce que tu aimes le moins ?
Ce que je préfère : le contact avec les auteurs et la découverte de nouvelles voix dans la littérature. J’avoue avoir une certaine tendresse pour la littérature étrangère, qui semble dire toujours « Ce monde est plus compliqué et plus vaste que tu ne le penses ». Je ne supporte pas me trouver en face d’un texte sans originalité, dont je me dirais : ce truc semble avoir déjà été écrit, par quelqu’un d’autre, en d’autres temps etc. Ce qui m’amène à répondre à la seconde question : ce qui me semble le plus difficile dans ce métier est de défendre avec honnêteté un livre que je n’ai pas aimé. Il faut parfois se forcer à trouver les points forts d’un livre dont on a pensé qu’il était mauvais.

Des idées préconçues que tu avais par rapport au monde de l’édition et qui se sont avérées être complètement fausses ?
Je pensais devenir riche. Quelle ne fut pas ma surprise…

Des conseils pour ceux qui cherchent à travailler dans le monde du livre ?
Sortir, parler à tout le monde, aller aux rencontres en librairie, assister aux débats, aller discuter avec la collègue qui fume une cigarette. Au bout de la conversation, il y a un stage, un job, un conseil, des choses qui ne s’apprennent que par la discussion.

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